

Les recherches sur les conséquences du
vieillissement normal montrent que le déclin cognitif n’est
pas inéluctable.
Si l’on
note effectivement un ralentissement de l’activité neuronale
avec l'âge, l’amplitude de ce ralentissement
varie très fortement d’un sujet à l’autre...
Certains facteurs comme le niveau d’études, le type d’activité professionnelle,
la pratique de hobbies, de langues étrangères, les voyages,
conditionnent l’ampleur du déclin cognitif.
Les sujets qui
ont stimulé leur cerveau durant leur vie présentent un déclin
moindre.

L’intérêt et l’efficacité de l’entraînement
cognitif chez le sujet âgé sont aujourd’hui scientifiquement
démontrés. De nombreuses études cliniques ont ainsi établi
qu’une vie intellectuelle active prévient le déclin
cognitif lié à l’âge.
Les études portant
sur des sujets atteints de démence aboutissent à une conclusion
similaire : une vie intellectuelle intense réduit le risque d’apparition
des symptômes de la maladie d’Alzheimer.
L’état des connaissances actuelles identifie plusieurs
mécanismes
physiologiques qui expliquent cette efficacité :
- Les neurones actifs reçoivent plus d’oxygène et d’éléments
nutritifs.
- La stimulation neuronale multiplie le nombre de connexions
synaptiques.
- Des neurones actifs sécrètent le facteur de
croissance neuronale indispensable à leur développement
et leur survie.
- La régénération des neurones à partir
de cellules souches embryonnaires peut se poursuivre durant l’âge
adulte.
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